Pause littéraire : Le chat qui parlait aux oiseaux

Publié par Marie-France Chocot

En broderie, le chat nous séduit car il est capable de prendre toutes les pauses désirées, de se revêtir de couleurs et de se fondre dans n'importe quel décor (cf. coeur à prendre). Il aime être au premier plan (cf. chat perché) ou diffuser son amour (cf. sweat love).

De nombreux livres introduisent le chat soit comme thème principal soit comme acteur incontournable comme ici dans ce livre que je vous propose :

Le chat qui parlait aux oiseaux de Lilian Jackson Braun

Traduit de l'anglais par Marie-Louise Navarro - 10-18 Grands détectives -

Sur l'auteur :

Lilian Jackson Braun, née en 1916, vit en Caroline du Nord. En 1966, Lilian Jackson Braun écrit la première intrigue de la série policière qui met en scène Jim Qwilleran et ses chats détectives. Malgré l'engouement du public, elle interrompt la série jusqu'en 1986 où, à l'âge de soixante dix-ans, elle publie Le chat qui voyait rouge, qui rencontre alors un succès retentissant jamais démenti depuis. Le 28e volume de la sage, Le chat qui jetait les peux de banane, a reçu en 2005 le prix de la Fondation 30 millions d'amis. Lilan Jackson Braun s'est étente en 2011.

Extraits du chapitre premier

Mise en scène : Météo similaire à celle que nous connaissons actuellement, prémonitoire pour Avril !!!
Précédé d'un dégel à une date anormal et d'inondations catastrophiques, le printemps arriva de bonne heure dans le comté de Moose, à six cents kilomètres au nord de partout. Dans la ville de Pickax, siège du comté, les jardinières de la Grand-Rue étaient en fleurs dès avril, les oiseaux chantaient dans le square, les moustiques se mettaient à éclore dans les marécages et les étrangers commençaient à apparaître dans les terrais de camping et les rues de la ville.

James Mackintosh Qwilleran, ou encore Qwilleran, Qwill, Mr. Q.
[...] éditorialiste au Quelque Chose du Comté de Moose et - par un heureux coup du sort - l'homme le plus riche du centre nord-est des Etats-Unis.
[...] Les adeptes des cancans sur les trottoirs étaient au courant. Ils n'ignoraient pas que Qwilleran avait été un important reporter criminel au Pays d'En-Bas - comme on appelait les grandes villes du sud du 49e parallèle. On savait qu'un événement tragique avait brisé sa carrière.
[...] C'est un chic type, très amical. Mr Q., c'est pas un crâneur !
- ça vous pouvez le dire ! Il se sert lui-même à la pompe à essence. Il vit dans une grange avec deux chats.

Ses deux chats
[...] lorsqu'il entra dans la cuisine, tout était silencieux, sans aucun signe de vie.
- Koko! Yom Yom ! cria-t-il par trois fois avec une inquiétude grandissante avant de se mettre à leur recherche.
Faisant le tour du rez-de-chaussée dans le sens contraire des aiguilles d'une montre, il s'arrêta court en arrivant dans le hall.
- Polissons, dit-il d'un ton soulagé. Vous m'avez fait une peur bleue !
Les deux élégants siamois étaient dressés sur leurs pattes arrière et regardaient dehors par les fenêtres basses qui flanquaient la porte d'entrée. Ils surveillaient une congrégation de sept corbeaux noirs juste de l'autre côté de la fenêtre. Ils n'avaient jamais vu de tels oiseaux de si près...
- Je vous ai apporté un festin, les gards, di Qwilleran.
A contrecœur, ils abandonnèrent leur poste et le suivirent à la cuisine d'une démarche raide sur leurs longues pattes brunes.


Extraits du chapitre IV

Koko, chat détective

[...] Cependant, quand lundi arriva, la situation réclama quelques modification. Koko était nerveux. Ayant à peine touché à son petit déjeuner, il se mit à sauter sur la poignée de la porte du placard à balai. C'était un lieu d'incarcération pour les siamois quand ils se conduisaient mal mais le placard renfermait aussi le harnais et les laisses. De toute évidence, Koko voulait sortir. Sentait-il la présence du perroquet dans le voisinage, à quelques centaines de mètres de là, grâce à ses dons de divination à longue distance ? Ce n'était pas impensable.
La vue des colliers et des laisses fit fuir Yom Yom le long de la rampe jusqu'au sommet du toit, mais Koko piétina sur place avec excitation.
Pour le trajet le long du sentier, il resta juché sur l'épaule de Qwilleran qui maintenait la laisse d'une poigne ferme. Bien qu'indifférent au vol des oiseaux ou à la vue des écureuils qui s'enfuyaient, le chat de raidit en approchant du Centre artistique et il émit des bruits gutturaux quand ils franchirent la barrière.
- Du calme, mon petit vieux, dit Qwilleran d'une voix calme pour le rassurer. C'est seulement...
Puis il vit ce qui avait alarmé Koko. Bien qu'il n'y eût aucun véhicule aux alentours, la porte du bâtiment était ouverte - grande ouverte - et Koko pressentait des ennuis.
Comment savait-il que cette porte aurait dû être fermée ? Parce que Koko savait toujours quand quelque chose n'était pas comme cela aurait dû être : un robinet ouvert, un four laissé en marche, une lampe allumée en plein jour. Cette perception féline était stupéfiante.
[...] Sans hésitation, le chat entraîna l'homme du côté des ateliers, reniflant le sol comme un chien de chasse jusqu'à ce qu'il arrivât devant une tache rouge sombre sur le sol entre le bureau de la directrice et l'atelier de Miss Papillon.
- Quelqu'un l'a tué !, dit Qwilleran à haute voix. Quelqu'un a tué Jasper !


A lire ou à relire.
Très bonne lecture.

 

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